Chroniques d'un coeur en miettes
L’être humain et la société me dégoutent. Ils me révoltent. Je n’aime pas les gens . Voilà, c’est posé. Alors évidemment, je pourrais parler de mon passé : des proches toxiques qui m’ont plus détruite que construite, du harcèlement que j’ai subi à l’école et au travail, du rejet, de l’abandon, des trahisons… Encore et toujours la même chanson. Mais ça va bien au-delà de mon histoire personnelle. Je vois, malgré moi, tout ce que l’humain peut avoir d’inhumain, de cruel, d’atroce. Je vois comment il peut détruire, lui-même et les autres, tout ce qui l’entoure. Il écrase l’autre pour se sentir supérieur, pour prendre un peu de pouvoir. L’humain est capable de monstruosités. Pas de la violence purement abstraite. Non, il peut faire ça dans son quotidien, à l’école, au travail, dans les rues. Je n’ai pas vécu de guerre. Je n’ai pas vécu les horreurs que certains ont dû endurer, mais c’est comme si tout ça était imprimé dans ma chair, comme si la souffrance des autres...