Chroniques d'un coeur en miettes

L’être humain et la société me dégoutent. Ils me révoltent.
Je n’aime pas les gens. Voilà, c’est posé.



Alors évidemment, je pourrais parler de mon passé : des proches toxiques qui m’ont plus détruite que construite, du harcèlement que j’ai subi à l’école et au travail, du rejet, de l’abandon, des trahisons… Encore et toujours la même chanson. Mais ça va bien au-delà de mon histoire personnelle.

Je vois, malgré moi, tout ce que l’humain peut avoir d’inhumain, de cruel, d’atroce. Je vois comment il peut détruire, lui-même et les autres, tout ce qui l’entoure. Il écrase l’autre pour se sentir supérieur, pour prendre un peu de pouvoir. L’humain est capable de monstruosités. Pas de la violence purement abstraite. Non, il peut faire ça dans son quotidien, à l’école, au travail, dans les rues.

Je n’ai pas vécu de guerre. Je n’ai pas vécu les horreurs que certains ont dû endurer, mais c’est comme si tout ça était imprimé dans ma chair, comme si la souffrance des autres était devenue la mienne. Ces enfants maltraités, ces animaux torturés, ces humains laissés à crever dans la rue — ça me déchire de l’intérieur.
Aujourd’hui, l’humain chasse pour le plaisir. Pas par nécessité. Pas pour nourrir sa famille. Non, il tue pour le "fun". Des animaux, des êtres vivants, sans défense, juste pour satisfaire un désir de domination. Et parfois, ces animaux ont été élevés pour finir comme ça, dans le seul but d’être tués dans un plaisir pervers, sans raison valable. Qu’est-ce qui est devenu de nous, pour en arriver là ?

Et puis il y a cette maltraitance, ces violences qui se banalisent. Harcèlement, agression physique, psychologique, sexuelle... tout est mis sous le tapis. On excuse l’agresseur, on tourne la tête, on défend le "plaisant". Parce qu'on préfère faire comme si ça n’existait pas. Parce que ça dérange. Parce que si tu dénonces, tu deviens un paria.
Mais ce qui est encore plus écœurant, c’est de voir ceux qui prétendent être bienveillants, ceux qui se montrent "gentils", sourire aux lèvres, te tendre la main et te dire qu’ils sont là pour toi, mais qui, dans ton dos, se rangent du côté de l’agresseur. Ceux qui ferment les yeux, qui soutiennent l'oppresseur. Ces sourires hypocrites et ces "faux amis" qui, malgré leurs airs bienveillants, se moquent de toi, te jugent, te salissent quand tu n’es pas là.
Ils parlent derrière ton dos, tu les entends ricaner, dénigrer, mais à ton visage, ils restent souriants, amènes, prêts à te donner une énième claque de plus, mais cette fois-ci, masquée sous la fausse gentillesse.

C’est la pression sociale, la peur de ne pas être aimé, de ne pas être accepté. C’est la lâcheté humaine, celle qui refuse de se positionner, de défendre ce qui est juste. Ces gens-là, ceux qui te sourient mais qui se rangent de l'autre côté dès que tu as le dos tourné, sont tout aussi cruels que ceux qui te font face avec leurs actes violents. Parce qu’ils participent à cette violence silencieuse, à cette normalisation de l’inacceptable.

C’est par cette lâcheté, par cette cruauté banalisée, que rien ne change. Parce qu'on préfère ne rien dire. Parce qu’on préfère tourner le regard ailleurs. Parce qu'on veut être acceptés, mais à quel prix ? Au prix de notre silence, de notre complicité ? La société fonctionne comme ça : chacun fait mine de ne rien voir, de ne rien entendre, et tout continue comme si de rien n’était.



Je suis révoltée, enragée. Et ce qui me révolte encore plus, c’est de ne pas avoir de moyens de faire changer les choses. C’est de voir, d’entendre, et de me taire. Parce qu’on me dit que c’est "comme ça". Qu'il faut accepter, se conformer.
Alors je fais ce que je peux. Quand ça me concerne, je dénonce, je parle, même si on me voit comme une "poucave", une balance. Mais au moins, j’ai agi. J’ai essayé de stopper l’injustice. Parce qu’on n’avance pas si on ne fait rien. On peut tous poser une pierre, même minuscule, à l’édifice du changement.

J’agis pour ne plus me dégoûter. Pour réussir à me regarder dans le miroir sans avoir honte de ma passivité. Parce qu’à la fin, c’est le silence qui est le plus terrifiant. Parce que si on se tait, on devient complice.
Alors je parle. Je me bats. Et même si ça me dégoûte encore parfois, je refuse de fermer les yeux. Je refuse de vivre dans un monde où l’indifférence est la norme.

Mais les gens… Je te jure, les gens, je ne les aime pas.
Et je suis, moi aussi, de cette race (in)humaine

Je fais partie de ce monde où, trop souvent, j’ai préféré me taire plutôt que d’être rejetée. J’ai fermé les yeux par peur de l’injustice sociale, j’ai choisi la facilité d’être invisible plutôt qu’assumer mes convictions. Mais je me rends compte que ce silence, cette complicité, me dégoûtent encore plus. Parce que rien ne changera si on reste dans l’ombre. Et il est temps pour moi de sortir de cette ombre, de me regarder en face, et d’être honnête avec ce que je suis.
Je fais partie de ce monde. Mais je n’ai pas à me taire.  

 Je ne veux plus être lâche.
en toute humilité, je ne suis pas meilleure que les autres. Je choisis de pouvoir vivre avec moi-même et me coucher sans ajouter de regrets, de honte, de culpabilité à tout ce que je traîne déjà .




Lola ♥

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